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Réunion de mai au CDJ : 2 plaintes non fondées (RTBF, RTL-TVI)

31 mai 2021

Le Conseil de déontologie journalistique a adopté deux avis sur plainte lors de sa réunion de mai. Les deux plaintes ont été déclarées non fondées (RTBF, RTL-TVI).

La première plainte, déclarée non fondée (19-23 La Sambrienne c. S. H. et F. G. / RTBF (« Questions à la Une »)), visait un reportage de « Questions à la Une » (RTBF) consacré au vécu des locataires sociaux, auxquels le média donnait la parole et dont certains évoquaient des problèmes concrets liés à la société de logements de service public « La Sambrienne ». Cette dernière reprochait au média d’avoir diffusé des informations non vérifiées, de ne pas avoir sollicité de droit de réponse adéquat et d’avoir usé de méthodes déloyales pour obtenir certains témoignages. Dans son avis, le CDJ a constaté que les journalistes avaient veillé, avant diffusion, à solliciter le point de vue du président de la société qui avait accepté et avait pu ainsi librement s’exprimer sur les problèmes de gestion rencontrés. Il a noté que la brièveté de l’intervention de cet interlocuteur n’avait pas d’incidence sur le compte rendu qui en était donné, dès lors qu’aucun fait n’était occulté et que le sens des propos tenus était respecté. Le CDJ a également relevé que les déclarations des locataires avaient été vérifiées notamment sur base de pièces probantes ou de visites sur le terrain dont les images du reportage attestaient, et qu’elles avaient été soumises, lorsque cela était nécessaire, à l’avis du président de la société. Enfin, le Conseil a noté que rien dans le dossier ne permettait d’établir que la manière dont les journalistes avaient recherché des témoins locataires – en lançant un appel via le réseau social Facebook – était déloyale : la démarche était claire et transparente en ce qu’elle précisait le cadre et les intentions des journalistes, qu’elle visait à rechercher des personnes de première ligne qui ont peu l’habitude de s’adresser aux médias et dont le témoignage pouvait être d’intérêt général eu égard au sujet.

La deuxième plainte, déclarée non fondée (20-55 H. Bolijn c. Ch. C. / RTL-TVI (JT)), concernait une séquence du JT de RTL-TVI dans laquelle les journalistes suivaient une patrouille de police chargée, suite à un afflux de visiteurs, de contrôler le port du masque dans les différents lieux touristiques de Bouillon et de ses environs. Le plaignant contestait d’une part la véracité de l’information selon laquelle il avait l’obligation de porter le masque à l’endroit où il avait été contrôlé et d’autre part la diffusion sans autorisation de son image et de celle de sa famille, qui les associait, en contexte, à des personnes dangereuses qui ne respectaient pas les règles sanitaires. Le CDJ a noté que le passage du reportage relatif à l’intéressé et à sa famille était de très courte durée, qu’il se limitait à les montrer à une certaine distance qui ne dépassait pas le plan de demi-ensemble et que le reportage ne les mettait à aucun moment en cause ou ne sous-entendait qu’ils auraient sciemment transgressé la règle et mis autrui en danger. Il a en conséquence estimé qu’il serait disproportionné de conclure qu’il y avait manquement dans le chef du journaliste et du média en matière d’identification. Il a également constaté que le journaliste n’avait aucune raison de mettre en doute la fiabilité et la crédibilité des informations fournies par la patrouille de police chargée du contrôle en prévention qu’il suivait, qui constituait une source officielle présente sur le terrain.

Fin mai, 48 plaintes étaient en traitement au Conseil de déontologie journalistique.

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