Relations avec les publics
Depuis 2021, la Fédération Wallonie-Bruxelles finance des projets de visibilité AADJ/CDJ, pour d’une part améliorer la visibilité et la renommée de l’instance auprès des journalistes, des médias et du grand public, et d’autre part pour (re)tisser des liens de confiance entre ceux-ci. L’AADJ s’est ainsi engagée à concevoir pour la période 2021-2024 un outil d’intelligence artificielle permettant une analyse rapide et pertinente de la jurisprudence du CDJ, des outils d’aide en ligne pour les médias, rédactions et journalistes, une campagne de communication destinée au grand public et des outils destinés à familiariser les journalistes débutants à la déontologie.
Le CDJ présente « Déontologix », le podcast qui décrypte la déontologie journalistique
Informer, c’est un métier… Et tout métier nécessite des règles. Si tu étudies le journalisme, tu entendras parler tôt ou tard de l’importance de la déontologie. Respecter la vérité, informer de manière indépendante, agir avec loyauté et respecter les droits des personnes : voilà en (très) résumé les balises à suivre. Mais c’est évidemment plus simple à dire qu’à faire ! Alors suis le parcours de Romain, qui s’est donné pour mission de vulgariser ce vaste sujet en 6 épisodes.
Commençons par le commencement : pour comprendre ce qu’est le CDJ et comment il fonctionne, il faut d’abord s’attarder sur une série de notions-clé, en commençant par l’autorégulation et – bien évidemment – la déontologie. On y va ?
Dans ce deuxième épisode, vous découvrirez notamment : le lien entre l’émission de la RTBF « Bye Bye Belgium » (2006) et la création du CDJ (2009) ; l’importance de la responsabilité sociale (encore une définition essentielle) ; le premier volet du Code de déontologie, de la vérification des faits (art. 1) à la rectification (art. 6)…
(Protection des) sources, liberté rédactionnelle, conflit d’intérêts… Le lexique continue de s’enrichir ! Le troisième épisode de la série pose la question de la confiance à accorder à une source – et donc de la méfiance. Parmi les interrogations de Romain : peut-on rémunérer une source ? Choisir une source plutôt qu’une autre, est-ce que c’est prendre parti ?
La question peut sembler simple mais détrompez-vous : faut-il forcément détenir un diplôme, une carte de presse, voire un contrat avec un média pour exercer ce métier ? Par ailleurs, peut-on combiner une activité de journaliste et de… publicitaire ? Porte-parole ? Militant ? Influenceur ? En passant en revue ces différentes (in)compatibilités, cet épisode aborde à la fois le deuxième volet du Code (informer avec indépendance) et la compétence – matérielle, territoriale – du CDJ.
Le dernier volet du Code est le plus court et sans doute le plus connu du grand public : respecter les droits des personnes… Une question qui revient au premier plan des plaintes que reçoit le CDJ, et pas seulement venant de plaignant(e)s ayant un « intérêt direct à agir ». Droit de réplique, identification, intrusion dans la douleur des personnes fragiles, stigmatisation : autant de notions à décrypter dans cet avant-dernier épisode !
En fin de compte, quelle est la place d’un conseil de presse (ou de déontologie) à l’ère numérique ? Existe-t-il une déontologie « en ligne » ? Ces règles sont-elles vouées à évoluer avec l’apparition de nouveaux outils, tels que l’intelligence artificielle générative ? Plongeons une dernière fois dans les nombreuses réflexions de Romain, un enfant des années 2000 pour qui les médias ont toujours rimé avec Internet…
PS : S’il devait y avoir un jour une saison 2 de « Déontologix », on pourrait encore creuser le troisième axe du Code consacré à l’obligation d’agir avec loyauté (confraternité, méthodes loyales, refus du plagiat, etc.) ou encore la « clause de responsabilité sociale et démocratique » des journalistes, qui reste assez mal comprise… Alors, on s’y remet ?
« Déontologix » a été réalisé par Pamela Flores (IHECS 2024) et Anna Vidal (CDJ) dans le cadre des projets de visibilité de l’AADJ/CDJ financés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec le soutien matériel et logistique de la Cocof et de la RTBF. Avec l’aimable participation de Caroline Carpentier, Marc de Haan, Jean-Pierre Jacqmin, Véronique Kiesel, Alain Vaessen et Muriel Hanot.
Premier conseil de déontologie « fantôme » pour les étudiants en journalisme de la Fédération Wallonie-Bruxelles
En novembre 2024, 35 étudiants en journalisme des universités et hautes écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont réunis pour tenir le tout premier conseil de déontologie « fantôme » dans l’histoire du CDJ. Cette première belge s’appuyait sur l’expérience menée annuellement par le conseil de presse norvégien avec la faculté en journalisme de l’Université d’Oslo.
En parallèle à la réunion plénière mensuelle du véritable Conseil, ce « shadow council » composé exclusivement d’étudiants et présidé par des membres honoraires du CDJ (Bruno Godaert et Gabrielle Lefèvre) a débattu des dossiers de plainte soumis à l’ordre du jour de l’instance. Les apprentis journalistes ont ensuite pu comparer leurs conclusions (plaintes fondées et/ou non fondées ?) avec celles du Conseil.
Pour se préparer à cette journée riche en échanges, les étudiants avaient suivi la veille une Master Class dispensée par plusieurs autres membres du CDJ et de son secrétariat général, autour des sujets tels que le fonctionnement de l’autorégulation journalistique, la jurisprudence emblématique du CDJ, les enjeux de la déontologie à l’ère numérique…
Ces deux jours de formation ont abordé en long et en large les règles reprises dans le Code de déontologie. L’objectif : sensibiliser ces journalistes en herbe à l’importance des règles qu’ils et elles s’engagent à respecter en rejoignant la profession.
LE CDJ LANCE SA PREMIÈRE CAMPAGNE VERS LE GRAND PUBLIC POUR (RÉ)AFFIRMER LE LIEN ENTRE DÉONTOLOGIE JOURNALISTIQUE ET INFORMATION DE CONFIANCE
© AADJ/CDJ X 87SECONDS
Le Conseil de déontologie journalistique, instance d’autorégulation de la profession en Belgique francophone et germanophone, a lancé le 8 avril 2024 sa première campagne de notoriété à l’intention du grand public. Le CDJ veut le faire savoir : avec ses membres, il veille au respect de la déontologie journalistique pour garantir à toutes et tous une information digne de confiance.
« Le journalisme, c’est plus que produire du contenu et le diffuser. C’est aussi vérifier ses sources et les protéger. Aller sur le terrain, et y retourner. Recouper les informations et les comparer. Mais l’erreur est humaine… C’est pourquoi le CDJ veille au respect de la déontologie journalistique : pour vous garantir une information digne de confiance ».
Qu’attendent les journalistes du CDJ ?
Cette question, vaste mais essentielle, le Conseil l’a posée aux principaux intéressés par le biais d’un questionnaire en ligne diffusé en mai 2022 via les médias, l’AJP, les écoles de journalisme et les sociétés de services pour indépendants. 214 journalistes aux profils divers et variés ont ainsi répondu aux questions ouvertes et fermées du CDJ, posant le bilan, donnant leur avis et suggérant les améliorations qu’ils souhaitaient voir quant à l’autorégulation journalistique. Si l’on devait résumer les résultats de cette enquête en une phrase, ce serait la suivante : le CDJ est une instance utile et légitime aux yeux des journalistes… mais selon eux trop peu connue du grand public (et parfois de la profession elle-même) ! Ce sondage inédit confirme par ailleurs le rôle de premier plan du Conseil dans la qualité – déontologique – de l’information et le dialogue des médias avec les publics.
Outil de jurisprudence
Cet outil de jurisprudence vous permet – journalistes, médias, tous publics – de trouver les premières réponses aux questions déontologiques que vous vous posez sur un article du Code, un cas particulier, une pratique journalistique spécifique… Il offre plusieurs filtres possibles qui vous aident à parcourir ou investiguer la jurisprudence de l’instance emmagasinée depuis 2010. Le secrétariat général reste bien entendu à votre disposition pour tout éclairage direct ou complémentaire via cdj@lecdj.be.
Cette interface a été développée par le CENTAL, avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

