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Réunion de septembre (2) au CDJ : 2 plaintes fondées (L’Avenir Brabant Wallon, 7sur7.be), 2 plaintes non fondées (RTBF, RTL Info)

5 octobre 2021

Le Conseil de déontologie journalistique a adopté quatre avis sur plainte lors de sa dernière réunion de septembre. Deux plaintes ont été déclarées fondées (L’Avenir Brabant Wallon, 7sur7.be) et deux autres non fondées (RTBF, RTL Info).

La première plainte, déclarée fondée (20-54 ASBL Pouvoir Organisateur de la Source c. L. S. / L’Avenir Brabant Wallon) concernait un article de L’Avenir Brabant Wallon qui avait annoncé la vente d’une école de Grez-Doiceau en cours d’année scolaire. La plaignante contestait la véracité des informations publiées pour lesquelles aucun droit de réplique n’avait été sollicité. Dans son avis, le CDJ a relevé que le journaliste n’avait pas vérifié les informations dont il disposait auprès d’une source de première main, à savoir le pouvoir organisateur de l’école. Il a estimé que ce faisant, le journaliste s’était privé de la possibilité d’établir avec certitude certains faits présentés comme avérés, et qu’il n’avait pas respecté le droit de réplique de la plaignante que certaines déclarations mettaient pourtant gravement en cause, de manière à porter atteinte à sa réputation ou à son honneur. Le Conseil a observé que l’argument d’une urgence qu’aurait dictée un éventuel impératif concurrentiel dont se prévalait le journaliste ne le dispensait en aucun cas de recueillir ce point de vue avant diffusion.

La deuxième plainte, déclarée fondée (21-34 D. Lepoint c. 7sur7.be), visait le titre d’un article de 7sur7.be consacré à un important incendie dans le centre de Londres et partagé sur la page Facebook du média. Le plaignant reprochait le caractère mensonger du titre (« Violente explosion dans le métro de Londres »), notant que dans l’article l’explosion n’avait pas eu lieu dans le métro mais à côté. Dans son avis, le CDJ a observé le titre rédigé de manière affirmative était susceptible de tromper le lecteur qui ne lirait pas l’article – particulièrement sur les réseaux sociaux où il avait été partagé – ou qui le lirait sur base de l’information telle qu’annoncée. Il a également estimé que le média, qui reconnaissait son erreur n’avait pas respecté l’obligation de rectification qui lui incombait dès lors qu’il avait simplement mis à jour ou retiré l’information erronée sans la rectifier explicitement.

La troisième plainte, déclarée non fondée (18-72 J.-B. Burrion c. M. M. / RTBF (« Questions à la Une »)), visait un reportage de l’émission « Questions à la Une » de la RTBF consacré aux terrains de football synthétiques et aux risques qu’ils présenteraient pour la santé. Le plaignant reprochait principalement au journaliste d’avoir soustrait des éléments d’information importants dans sa démonstration et de laisser entendre qu’existerait ainsi un lien pourtant non établi entre terrains synthétiques et cancers. Dans son avis, le CDJ a observé, au vu des différents éléments recoupés mis en avant dans l’émission, que le reportage ne posait en aucun cas comme avérée l’existence d’un tel lien, qu’il soulignait au contraire que la prudence s’imposait sur le sujet et que les responsables devraient mener les études scientifiques complémentaires nécessaires pour répondre aux questions qui subsistent. Le Conseil a également considéré qu’il était légitime que le journaliste puisse aborder la problématique à partir des témoignages de personnes concernées et réaliser des tests urinaires qui permettent d’expliquer clairement au public comment pouvait opérer une contamination éventuelle. Il a enfin relevé que le fait d’avoir noté, dès le début d’émission, que trois études concluaient à des risques négligeables pour la santé et de mentionner, juste après les témoignages sur les cas de Lymphome de Hodgkin, qu’aucune étude n’avait encore établi de lien entre ces cancers et les terrains synthétiques suffisaient à équilibrer les points de vue en présence.

La quatrième plainte, déclarée non fondée (20-43 Divers c. D. D. / RTL Info), concernait une séquence du JT de RTL Info consacrée au mouvement et aux arguments anti-vaccins. Les plaignants reprochaient à la journaliste d’y donner la parole à un expert pro-vaccin sans préciser qu’il était en conflit d’intérêts. A considérer que cet éventuel conflit d’intérêts ait non seulement été avéré, mais également actuel et pertinent par rapport au sujet évoqué, le CDJ a estimé dans son avis que la journaliste pouvait légitimement estimer qu’il n’était pas nécessaire, vu l’objet de la séquence et la succession des positions antagonistes qui s’exprimaient, de mettre les propos de l’intéressé en perspective avec cette information, dès lors que cette mise en perspective n’aurait rien ajouté au fait que son intervention en soi apparaissait déjà comme n’étant pas neutre puisqu’il s’exprimait à l’évidence sous l’étiquette de partisan du vaccin.

Fin septembre, 38 dossiers de plaintes étaient en traitement au Conseil de déontologie journalistique.

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